Florence LESPINGAL
Ardoises et peintures
Meule 14, 60x60 cm, 2005
Dans l'épaisseur du monde vibre le temps. Cette clarté obscure qui nous apparaît si soudainement et nous porte enfin avec la grâce de la légèreté. J'imprime des sensations dans l'inerte de la
pierre sans douter qu'elles respirent dans son coeur. Ce coeur inatteignable et proche - là. Sans souffrance, sans inquiétude, sans reproche, et sans rire : ma joie est certaine. Je jubile à
chaque grain de matière traversé, je m'enfonce dans les sillons noirs de promesse. J'entends le crissement du repos qui accoure, me laisser prendre à ce glissement, prendre tout mon temps.
Ecouter l'espace qui grandit et la réponse qui sonne comme une cloche de mariage. Suspendre ce temps, s'enivrer de sa présence, respirer l'onde calme du pinceau sur la pierre et offrir ce
partage, en laissant être ce qui n'est plus. 11 nov 04
.
tout le monde se souvient de ton passage à Agde et quand je rencontre des personnes et en particuliers les artistes qui étaient au vernissage, ils me parlent de la qualité de cette exposition, de l'harmonie qu'il y avait avec la salle, de " l'energie " ou de "l'ouverture spirituelle" qui s'en dégageait.
le mot de passage n'était pas anodin pour plusieurs d'entre eux et les tableaux semblaient les entrainer sur leurs propres chemins, rencontre avec eux mêmes, un mari défunt au détour d'une porte, une envolée pour un ailleurs.
je ne peux que dire à renouveler